Une nouvelle saison 2021-2022 pour les 20 ans de la Compagnie Trois six neuf

Après une saison 2020-2021 empêchée pour tout un chacun dans le domaine de la culture, la Compagnie Trois six neuf se réveille lentement de cette longue période de sommeil forcé et recueille une à une les impressions de chacun de ses spectacles toujours en exploitation.

V.W. Une chambre à soi et J’ai été mordue par une presse à gaufrer n’ont guère l’intention de raccrocher ! Virginia Woolf et Colette ont chacune en effet tissé des liens forts avec Dames Patience et Persévérance, le temps semble ne pas avoir prise sur elles, et elles ne se départissent ni de leur enthousiasme ni de leur fraîcheur. Prêtes à retourner sur les planches d’un Théâtre, d’une Médiathèque ou de tout autre lieu qui leur ouvrira ses portes. A bon entendeur…

S’agissant des programmes de contes, la saison 2021-2022 leur offre quelques opportunités de retrouver un public : en décembre à La Philharmonie de Paris / Cité de la Musique pour Les Mille et une fortunes de l’Archipel, au Théâtre l’Atelier Bleu en Bourgogne, en décembre également pour Les Contes du santour, puis au Festival de contes du Mandapa début 2022 pour Arachné la tisseuse rebelle… 

La saison proprement dite démarrera avec un nouveau projet : une Lecture-spectacle, Singulières Communes – sur le fil rouge des Mémoires de Louise Michel qui, avec le soutien du Comité métallos, sera présentée à l’Atelier Bleu en Bourgogne et à la Mairie du XIème à Paris en novembre.

C’est avec beaucoup d’émotion que je reprends les rênes de ce projet porté par l’artiste Marie-Pierre de Porta, qui nous a quittés prématurément en novembre 2020. Pour l’avoir longtemps côtoyée au sein de son groupe Les Comptoirs du Noir, et connaissant son admiration de longue date pour la figure de Louise Michel, cette femme atypique comme elle l’était elle-même – toutes deux animées qui plus est par des causes toujours justes –, j’ai senti la nécessité de voir ce projet, interrompu dans son élan, aboutir, comme Marie-Pierre l’aurait souhaité.   

Une saison presque normale – toute la nuance, et elle est de taille, est dans ce “presque”.

Une saison dont les premières dates coïncideront pour nous avec la fin annoncée des actuelles restrictions drastiques et clivantes en matière d’accueil du public.

Une saison qui nous permettra de renouer avec nos partenaires et avec l’essentiel : l’échange, le partage, les rencontres, la création.

Une saison, nous en formons le vœu, qui ait la riche idée de voir se tisser des liens avec de nouveaux lieux, pourquoi pas atypiques !

Une saison enfin qui ouvre à la Compagnie Trois six neuf, qui fête ses 20 ans, des perspectives inexplorées à l’aube de cette décennie.

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