J’ai été mordue par une presse à gaufrer

d’après Colette

Adaptation, interprétation : Nathalie Prokhoris
Mise en scène : Marie-Paule Ramo

Presse_à_gaufrer

 

 

 

Dossier de présentation du spectacle
Colette en quelques dates

De “Manteau couleur du temps…”  à “J’ai été mordue par une presse à gaufrer

Ce spectacle est né il y a plusieurs années de mes bonheurs de lectrice et d’une découverte passionnée de l’univers de Colette.

Je plongeai dans l’œuvre, attentive aux traces que laissait en moi cette lecture vagabonde, me fiant à la seule boussole de mon intuition et au son d’un leitmotiv trop fréquemment rencontré sous la plume de Colette pour être anodin : « Non, je ne voulais pas écrire », « Mais quand s’arrête-t-on d’écrire ? », « Ecrire, quand il n’est bon que de vivre. »…

Peu à peu s’est dessiné (1)  le portrait d’une femme en quête de liberté, fascinée par la « magie du passé » qui la conduit vers la source intarissable de son enfance où elle plonge sa plume d’écrivain, et d’où surgit, derrière la figure de Sido, sa mère, celle de son père, l’énigmatique et secret Capitaine Jules Colette (2).

Ce lien à l’écriture à travers la figure méconnue de son père est devenu la trame de “Manteau couleur du temps…”, titre initial du spectacle.

Mais en remettant sur le métier mon ouvrage, à la faveur d’une résidence-programmation à Levallois-Perret en 2013, c’est Marie-Paule Ramo, avec qui je travaillais déjà sur Virginia Woolf (“V.W. Une chambre à soi”), qui a repris les rênes de la mise en scène.

Aujourd’hui, le travail se poursuit, le temps a passé sur Manteau couleur du temps…, l’a fait mûrir : le manteau a glissé, le spectacle et la comédienne ont « mué », entraînant le titre dans leur sillage pour en tracer un nouveau : J’ai été mordue par une presse à gaufrer.

Entre le réel et l’imaginé, il y a toujours la place du mot.”  Colette

 

 (1) Les textes ayant servi au montage de la pièce sont puisés dans les écrits connus  (notamment La Maison de Claudine, Sido, L’Entrave) et moins connus (Paysages et portraits, Le Képi, Journal à rebours, etc.).

(2) Au début de l’année 2011, je fus sollicitée pour écrire un article (*) dans la prestigieuse collection des Cahiers de l’Herne. Frédéric Maget et Gérard Bonal, en charge du choix des contributeurs de ce Cahier, connaissaient mon travail sur Colette et l’intérêt tout particulier que je portais au personnage du Capitaine dont j’avais fait le fil conducteur de mon spectacle.

(*) Le Capitaine, cet inconnu dans sa maison, Cahier de l’Herne Colette, Editions de L’Herne, octobre 2011