L’encre de la liberté

Auteur : Malika Mokeddem

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Conception et récitantes :  Viviane Matignon

                                             Nathalie Prokhoris

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Création en 2003

Durée de la lecture : 1 h00

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Dès « Les hommes qui marchent », son premier roman (1990), et jusqu’à « La Transe des insoumis » (2003) autour duquel s’articule cette lecture, l’écriture de Malika Modekkem dit la déchirure, l’exil, l’insoumission, la conquête de la liberté, la révolte, la solitude, le refus de l’oppression. Des mots qui, des rives d’un « Ici », présent, en France, disent ce « Là-bas », celui du désert algérien, ses dunes, ses vents de sable, celui du passé nomade de sa famille, de son enfance tôt marquée par le besoin impérieux de gagner une liberté qu’on lui refusait parce que née femme.

Une écriture à fleur de peau, vibrante, des mots qui vous empoignent, vous happent et vous hantent.

Ce va-et-vient qui rythme « La Transe des insoumis » impulse un mouvement qui, au fil de la lecture, nous fait naviguer dans l’oeuvre de Malika Mokeddem et accoste, elle nous y invite elle-même, les rivages de ses autres romans, ceux de « L’interdite » notamment, de « La nuit de la lézarde » ou « Les hommes qui marchent« , à la reconquête de ce « Là-bas » originel.