Nathalie Prokhoris

Photo_NPDe son enfance grecque, Nathalie Prokhoris, en fille spirituelle d’Ulysse, garde le goût des voyages au long cours et des quêtes à travers les histoires, les mythes, la littérature.

Le Conte ?  Le déclic fut sa rencontre avec Catherine Zarcate, avec qui elle se forme à l’art du conte. Elle suivra d’autres enseignements, Michel Hindenoch, Evelyne Cevin, avant de, peu à peu, glisser de la place de comédienne à celle de conteuse.

“Une porte s’est ouverte, celle qui était souvent absente des maisons que je dessinais, enfant, mais où la fumée, grimpant haut depuis le toit, témoignait d’une intense activité derrière les rideaux aux couleurs sucrées comme ceux des maisons en bonbons et pains d’épice des contes que je dévorais. Avant de pouvoir lire moi-même, le voyage entamé à l’écoute de l’histoire se poursuivait dans la contemplation des illustrations fascinantes et effrayantes parfois, qui me plongeaient à nouveau et autant de fois que j’ouvrais l’album, dans l’univers de mes contes favoris.”

Après une formation théâtrale (Ch. Audhuy collaboratrice de A. Voutsinas, D. Mesguich, D. Bezace) et musicale (Centre d’Etudes Polyphoniques, Conservatoire russe Rachmaninoff), menée parallèlement à des études littéraires, elle collabore de façon suivie avec différentes compagnies théâtrales, la Compagnie Les Masques dans des mises en scène de Claude Darvy,  et particulièrement la Compagnie du Samovar, dirigée par Pierre Longuenesse.

A cette activité de compagnie, s’ajoutent des Lectures et performances théâtrales à la Maison des Ecrivains, à la Maison de la Grèce, à France-Culture,  avec Les Comptoirs du Noir dirigés par Marie-Pierre de Porta.

Elle fonde la Compagnie Trois…six…neuf, au sein de laquelle elle effectue un travail personnel de conception, d’écriture, de réalisation et d’interprétation, portée par le désir de faire émerger des figures mal connues ou méconnues de la littérature (Colette, M. Polydouri, C. Pozzi…), et en y associant d’autres artistes, comédiens, ou musiciens.

Sa quête s’est poursuivie avec Virginia Woolf grâce à sa collaboration avec la metteuse en scène Marie-Paule Ramo qui adapte, traduit et met en scène V.W. Une chambre à soi (création au Festival d’Avignon Off 2013, et toujours en exploitation).

Elle navigue aujourd’hui entre le théâtre et le conte.

Publications :

  • Une nouvelle, Maïmou,  publiée dans la revue “ Encres Vagabondes ”, 2003 et reprise en bilingue dans le “Bulletin franco-hellénique”  en juin 2009
  • Le Capitaine, cet inconnu dans sa maison, article paru dans le Cahier de l’Herne Colette, Editions de L’Herne, octobre 2011